Original of the species

30 Juin

u2_001Nous jouons à World of Warcraft, un jeu formaté, pré-mâché par les développeurs de Blizzard pour les consommateurs que nous sommes avant même d’être des joueurs. L’idée de faire de l’argent avec nos poches trouées est évidement présente dans la philosophie de fonctionnement de la compagnie et je suppose qu’on est tous d’accord pour que ça soit comme ça : World of Warcraft est un produit avant d’être un univers virtuel.

Mais aujourd’hui, quelques semaines, mois ou années après avoir foulé de nos pieds numériques le monde d’Azeroth pour la première fois, et y être resté, qu’en est-il de notre représentation mentale de nous-même dans le jeu ? Sommes-nous toujours des joueurs bien installés derrière leur écran qui profitons d’un de nos passe-temps favoris ? Sommes-nous toujours indépendants du jeu, avons-nous encore 100% de notre libre-arbitre quand il s’agit de se bouger les fesses de notre siège ? Ou bien, comme tendent à le dire certaines études, sommes-nous déjà mâchés, machouillés, dévorés et digérés par Arthas, Illidan, Le Prince ou Kel’Thuzad ?…

Une autre race. Une nouvelle espèce, mi-chair mi-mental, atrophiant à dessein notre corps pour n’en conserver que le plus essentiel à son fonctionnement ludique : la tête, les mains et une colonne vertébrale de plus en plus molle.

I’ll give you everything that you want,

Except the thing that you want.

You are the first One of your kind.

Voilà ce qui arrive lorsque qu’on part à l’épicerie et que certaines musiques sont jouées dans le magasin. Bon, où est ce fichu Launcher, j’ai un corps à reposséder…

Bonne journée ^^

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