J’ai du feu sous mon scalp

11 Déc

IncendiesIl m’arrive parfois de m’écrouler sur mon canapé après une journée de travail chargée. Pas envie de me coller le nez à l’écran de mon ordinateur, pas le courage de loader un jeu, pas la force de veiller.

Alors je zappe.

Je fini toujours par tomber sur un truc « intéressant », mais c’est peut-être aussi parce que mon esprit n’arrête pas de vagabonder pendant ce temps-là. Il y a des gens qui n’arrêtent pas de bouger, tu as remarqué ? Chez les enfants on dit qu’ils sont « surexcités » ou qu’ils « ont la bougeotte ». Médicalement on leur prête souvent des troubles de l’attention et on les bourre de médicaments pour intensifier leur concentration.

Moi, je ne bouge pas. Je suis d’un naturel plutôt calme. Dans le genre « faux calme » parce que quand j’explose on pourrait aussi bien me renommer « Joe la tempête ». Mais ça arrive rarement et pour tout dire, de moins en moins avec l’âge ^^ Mais je m’égare. Je suis calme, donc, mais pas placide. Par contre « dedans » je suis en perpétuelle fusion si bien que dès que je m’arrête quelques minutes… je claque.

Repos, même juste quelques secondes.

Bref.

Je tombe donc souvent sur des trucs intéressants à regarder à la TV, comme une série, un film ou un documentaire. C’est ainsi que récemment je suis tombé par hasard sur les toutes dernières images d’une série TV québécoise qui m’ont captivées au point que je veuille m’informer sur elle par la suite. Un sujet qui m’évoque tout plein de choses – ces quelques secondes montraient un homme rentrant chez lui, ouvrant la porte d’entrée, et une jeune femme arrivant dans la rue derrière lui, l’appelant, lui demandant si elle pouvait lui parler, les regards des deux en disant trèèèès long sur « leur passé » -, et une image dont les cadrages et les tons m’indiquaient clairement un souci photographique original et percutant.

Ni d’une, ni de deux, je découvre que cette série TV se nomme « Tu m’aimes-tu ? » et était diffusée sur Radio-canada. On peut d’ailleurs la revoir sur Tou.tv. En ce qui me concerne, j’ai bien accroché. Émotions et belles images… tout mon univers.

Et puis hier soir c’est un autre genre d’incendie qui s’est éveillé en moi. Un film, abordé au hasard, déjà commencé, les images d’une jeune femme en pleurs, des cris de souffrance, une vieille femme qui dit à la jeune femme qu’elle ne sait pas quoi faire d’autre que de la tuer et qui lui caresse les cheveux en même temps. Le décor m’est inconnu, je ne comprends pas bien la situation, Palestine peut-être ? Liban ? Je ne sais pas trop. Ah oui, le Liban… Des images fortes, une naissance, du sang, un tatouage, des hommes masqués, des armes automatiques, des coups de feu, des incendies d’autobus…

Pris par les tripes et par les couilles, je n’ai pas pu faire autrement que de continuer à regarder ce film de Denis Villeneuve tiré de la pièce de Wajdi Mouawad.

Et j’ai appris.

Certaines choses.

Bon jeu.

-Cc

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