Après trois ans de bons et loyaux services…

23 Sep

…je change de poste dans ma boite !

Fini la gestion et le service à la clientèle, je quitte le plancher de vente du magasin pour enfin rejoindre le laboratoire et la production. On m’a attribué la tâche difficile de succéder à une collègue formidable qui s’en retourne magiquement aux études.

Lorsque j’ai été embauché dans cette PME il y a trois ans, c’était avec l’intention de rejoindre le laboratoire tôt ou tard. Malheureusement aucun poste n’était libre alors et j’avais accepté un poste subalterne pour ne pas me retrouver sans ressource (nouveau job et divorce dans la même année, faut faire gaffe). Et puis la dure réalité se fit jour en moi : les employé-e-s à temps plein du laboratoire étaient tou-te-s là depuis de nombreuses années, la chance était minime d’en voir un-e ou deux quitter avant longtemps.

Un an a passé.

J’ai vu des collègues à temps partiel rejoindre le Lab, mais moi rien. Que du temps partiel disponible et des horaires de merde : soirs et week-end.

Puis deux.

Une opportunité de promotion s’est créée en bas, dans le magasin, dans mon département. On était deux sur la ligne à la réclamer. Et puis les caractéristiques demandées m’ont immédiatement exclu : soirs et week-end obligatoire. Mon collègue l’a donc obtenue et a depuis pu faire la preuve de son inadéquation au poste. Oh, il est bien sympa, rien à dire, compétent en photo et tout, organisé et disponible. Oui, mais… incapable de gérer une équipe convenablement. Le « pouvoir » lui a rapidement monté à la tête, ses chevilles ont enflé et… Arrêtons-là. Compétent technique, incompétent social. n’en disons pas plus. Et moi, plus qu’à prendre mon mal en patience et supporter l’arrogance montante.

Plus tard, l’équipe a été naturellement renouvelée au fur et à mesure des départs et arrivées des un-e-s et des autres. Une équipe plus jeune, des liens amicaux plus prononcés, un professionnalisme en fuite. J’ai commencé à me sentir seul au travail : manque d’esprit d’équipe ambiant, manque de soutien, manque de loyauté. Pendant ce temps-là nos « chefs » étaient pris ailleurs à s’occuper de tâches connexes et me laissaient seul avec le troupeau des « nouveaux ». Seul, avec mon ancienneté mais sans pouvoir, la situation a dégénéré et le service a perdu en qualité. J’en ai parlé pourtant ! Mais, absents, les « chefs » ne comprenaient pas mes propos : bisounours rulez ! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Incapable de comprendre que certains employés n’étaient pas fiables et nuisaient à notre compétitivité autant qu’à notre réputation, mes chefs ont continué à travailler comme avant, en acceptant comme une fatalité la baisse de service.

Puis trois.

Le miracle est survenu. Le poste, le seul, qui m’intéressait vraiment au Lab venait d’être libéré. J’ai postulé dès que je l’ai appris et j’ai appris une semaine plus tard que j’avais été sélectionné parmi les appliquants internes.

Woohoo !

Me voici donc enfin redevenu technicien de laboratoire photo, en charge des impressions grand format, des scans et de l’infographie.

Fiou…

Une Réponse to “Après trois ans de bons et loyaux services…”

  1. Domi 28 septembre 2013 à 3 h 00 min #

    Très heureuse pour toi !
    La patience est une grande vertue ,très peu usitée de nos jours .

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